News


Cynisme du ministre de l’Intérieur

EXPULSION DE MIGRANT-E-S EN ALLEMAGNE

Mardi 10 juillet, Monsieur Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur de l’État allemand et Président de la CSU, s’est félicité que, pour l’anniversaire de ses 69 ans, le 4 juillet, 69 afghan-e-s aient été expulsé-e-s. Les conséquences de cette décision ont poussé un des expulsés, jeune homme de 23 ans vivant en Allemagne depuis longtemps, à se suicider dès son arrivée à Kaboul, dans un pays qu’il connaissait à peine.

La CGT dénonce le mépris de Monsieur Seehofer en direction des migrants, mépris comparable à celui du ministre de l’Intérieur français, M Collomb, qui accuse les migrant-e-s de faire du « benchmarking » pour évaluer les capacités d’accueil des pays européens.

Non, Monsieur Seehofer, les migrants ne sont ni des bougies d’anniversaire que l’on fait disparaître d’un simple souffle, ni des cadeaux d’anniversaire dont on se débarrasse sitôt la fête finie. Les migrant-e-s sont les victimes de guerres, qu’elles soient militaires ou économiques, menées par le capitalisme mondialisé et les États complices. Dans ces conditions, migrer est un choix de survie.

La CGT s’engage, à tous les niveaux, pour qu’en Europe existe une autre politique que cette chasse aux migrant-e-s, une politique qui ne fait pas des plus démuni-e-s et des plus exploité-e-s des boucs émissaires.

Montreuil, le 13 juillet 2018

Rassemblement devant la Préfecture pour exiger le respect des droits fondamentaux

Mercredi 11 juillet a eu lieu un rassemblement à l’initiative de la CGT devant la Préfecture de Seine-et-Marne (77) afin de protester contre les injustices subies depuis plusieurs mois par des agents de la préfecture.

Seine-et-Marne


En l’espèce, les droits fondamentaux y sont bafoués, notamment le respect des droits des agents de retour de congés familiaux ou de maladie, suite à un accident de travail… de plus, de façon générale, l’égalité femmes-hommes n’y est pas respectée.

Par ailleurs, plusieurs agents sont également victimes de harcèlement moral, de souffrance au travail et d’un management pathogène, dans un contexte de baisse des effectifs et de restructuration de services.

Résolus à ne pas se laisser faire, des agents ont décidé de créer un syndicat CGT pour défendre les droits des salariés de la préfecture et des sous-préfectures de Seine-et-Marne et ont été confrontés à des tentatives d’entrave aux droits syndicaux.

Avec ce rassemblement et une distribution de tracts aux salariés, c’est un signe fort qui a été envoyé à l’administration, hier, à Melun, et rendez-vous a été pris pour la rentrée. Le combat ne fait que commencer !

Loïc Deschamps, délégué CGT chez Altran, convoqué en vue de son licenciement

Discrimination syndicale




Délégué central CGT chez Altran Technologies à Toulouse, Loïc Deschamps

était convoqué ce 10 juillet, pour un entretien préalable à licenciement.

S’il ignorait les motifs de cette procédure, il ne s’en est pas étonné : depuis le bras de fer engagé avec la direction en 2009 pour non respect de la convention collective, ce sont neuf militants syndicaux (deux représentants FO, un représentant Sud et six représentants CGT) qui ont été, souvent pendant la période estivale, soumis à ce type de procédure… sans succès.

Altran Technologies a pourtant été condamné récemment pour travail dissimulé grâce à la ténacité des salariés et de leurs présentants syndicaux et a déjà dû verser 100 000 euros à 300 d’entre eux.

Plus de soixante personnes étaient présentes pour un rassemblement de soutien organisé par l’UD 31, au siège de l’entreprise à Toulouse.

À l’issue de son entretien, qui a duré trois heures, Loïc Deschamps s’est déclaré toujours déterminé à faire valoir le droit chez Altran Technologies.

Mardi 10 juillet à 16h, tous à vos postes !

Mardi 10 juillet 2018, de 16h à 18h, ne manquez pas la table ronde organisée par la CGT, sur le thème de la laïcité en entreprise, dans une émission de radio à ne pas rater.

Laïcité

Présentée par le journaliste Marcel Trillat, l’émission sera diffusée en direct sur le site de la cgt, facebook et la web radio de la FNME

via GIPHY

Un nouveau site pour la CGT

Web

Le dernier ripolinage du site de la CGT date d’il y a dix ans. Autant dire une éternité. Il devenait plus qu’urgent de proposer aux militants, sympathisants, salariés, curieux de toutes sorte, un nouveau site à l’heure où la communication électronique est en train de supplanter toute autre forme d’échanges. La communication de la CGT travaille sur ce projet depuis maintenant plus d’une année. Le résultat, qui sera dévoilé début août, ne devrait pas vous décevoir. Nous avons tout d’abord pensé un nouveau design, plus aérien :


Au-delà, c’est toute l’architecture du site qui a été repensée, en fonction de quatre grilles de recherche : la localisation, l’activité, la thématique sociétale, le type de contenu :


Pour mieux valoriser nos contenus vidéos, nous vous proposerons une WebTV :


Interactivité, participation, échanges, le dialogue sera continu :


Vous pourrez aussi consulter toutes nos publications, et prendre connaissance de nos campagne :


Pour nos sympathisants, et nos militants, un espace vous sera réservé :


Sans oublier que ce nouveau site sera également déployé sur smartphone, et tablettes. Alors n’oubliez pas d’allumer vos ordinateurs de bureau, vos smartphones ou vos tablettes, pour établir une nouvelle fraternité 2.0 dès le 6 août prochain.

Une lutte gagnante pour les aides-soignantes du SSIAD ADMR Vic-Fezensac et Eauze

Après 12 jours de conflits, avec une direction ayant de nombreuses connivences parmi les élus locaux, les aides-soignantes du SSIAD ADMR Vic-Fezensac et Eauze ont obtenu la satisfaction de leurs revendications.

Occitanie


« J’ordonne que vous repreniez le travail demain !! », dit la présidente en rompant les négociations sans avoir compris ce qu’est un conflit social et la signature d’un protocole de fin de conflit !

Depuis le 22 juin, 18 aides-soignantes du SSIAD ADMR Vic Fezensac et Eauze, soit 100% du personnel, sont en grève pour dénoncer un management autoritaire et des conditions de travail qui mettent en danger tant les salariés que les patients.

Sous la pression de la grève, de l’ARS et de la direccte ainsi que la préfecture, les employeurs acceptent de revenir à la table des négociations le 3 juillet.

Au bout de sept heures de négociation, un protocole de fin de conflit est signé. Son contenu tant sur le plan organisationnel que sur des avancées salariales et de management respectant les IRP démontre combien notre organisation est efficace et toujours au plus près des salariés pour le respect de leurs droits et pour en conquérir de nouveaux.

Le Tribunal de Pau reconnait le droit à l’exercice syndical pour Mireille Palisse mais…

Justice




La CGT insertion Probation, ainsi que de nombreux syndicats et associations, étaient intervenus pour soutenir Mylène Palisse, sanctionnée disciplinairement d’une exclusion de 7 jours avec sursis pour s’être exprimée dans le journal L’Humanité en avril 2016.

Un recours contre cette décision vient de faire l’objet d’un jugement du Tribunal de Pau, le 29 juin, qui maintient la sanction, mais ​rappelle clairement que même au sein de l’administration pénitentiaire et du ministère de la Justice, le droit à la liberté d’expression syndicale existe et que les poursuites engagées en ce sens ont été écartées par le Tribunal.

L’intersyndicale et les associations ont réaffirmé dans un communiqué, leur solidarité à Mireille Palisse.

Manpower : Stop à la discrimination syndicale !

Depuis le 3 juillet, 8h15, des élus de la CGT Manpower occupent l’agence de Montpellier pour dénoncer les discriminations syndicales dont ils sont la cible. Ils exigent de la direction que leur soit confié des missions à la hauteur de leur qualification et l’assurance que leur progression ne soit ni freinée, ni stoppée du fait de leur engagement syndical.

Intérim


La CGT Manpower a alerté la direction, par la voie de sa Secrétaire à la Vie Syndicale, Marie Odile, de ces états de fait constatés et subis par les salariés élus. Face au silence « assourdissant » de la direction, la CGT Manpower a décidé de se faire entendre par une action « coup de poing », en occupant l’agence Manpower de Montpellier.

En l’espèce, il n’est pas acceptable que depuis les dernières élections professionnelles les délégués syndicaux soient discriminés, à travers l’attribution de missions bien en dessous de leurs diplômes (savoir-faire) et le ralentissement, voir l’arrêt de leur progression professionnelle.

Ainsi, la CGT Manpower exige que toutes et tous les élus se voient proposer des missions leur correspondant. Les élus ne quitteront pas les lieux avant d’avoir obtenu la satisfaction de leurs revendications.

Par ailleurs, rappelons que Manpower s’expose à de graves poursuites judiciaires dans le cadre d’une action de groupe pour discrimination dans l’entreprise, à l’instar de l’action en justice que mène en ce moment la CGT contre Safran.

Une décision paradoxale du tribunal administratif qui réaffirme l’exercice du droit syndical mais préserve l’institution !

Communiqué unitaire de la CGT, l’UFSE-CGT, la CGT insertion probation, l’UD CGT des Hautes Pyrénées, la CGT Pénitentiaire, l’UNS CGT PJJ, le Syndicat national CGT des chancelleries et services judiciaires, l’UGICT-CGT, le SNPES PJJ FSU, le Syndicat de la magistrature, la Ligue des Droits de l’Homme

Communiqué unitaire : liberté d’expression syndicale au ministère de la Justice

Mylène Palisse, élue CGT insertion probation, avait été sanctionnée disciplinairement par le ministère de la Justice d’une exclusion de 7 jours avec sursis pour son expression dans un article intitulé « Cochez la case djihadiste » dans le journal l’Humanité le 13 avril 2016.

Face à cette atteinte intolérable à la liberté d’expression et aux libertés syndicales mais aussi face à l’omerta dans l’administration pénitentiaire, nos organisations ont exprimé leur solidarité et leur attachement à ces droits fondamentaux.

Une mobilisation des personnels, d’organisations et associations ainsi que de personnalités du monde syndical, associatif, politique et culturel et la défense déterminée de son avocat et de la CGT, auront largement contribué à une moindre sanction qui pour autant restait inacceptable (cf sur le site :

http://www.cgtspip.org/liberte-expression-soutien-mylene-palisse-nous-exigeons-larret-immediat-des-poursuites-disciplinaires/ )

Malgré nos multiples sollicitations unitaires, le ministère de la justice n’aura cependant jamais abrogé cette sanction.

La bataille s’est poursuivie sur le plan juridique : le recours contre cette décision a fait l’objet d’une décision paradoxale du tribunal administratif de Pau le 29 juin dernier.

En maintenant la sanction, sur la base du seul grief, fallacieux, d’atteinte à la discrétion professionnelle, le tribunal administratif vient au secours d’une administration dont il condamne pourtant sévèrement les arguments.

Le tribunal administratif confirme sans nuance que l’administration ne pouvait pas prétendre que Mylène Palisse s’exprimait à titre personnel et non syndical, dès lors qu’elle a connaissance de son mandat, peu important qu’il soit mentionné ou non dans l’article. Surtout, il rappelle que l’exercice du droit syndical dans l’administration pénitentiaire comprend non seulement, le droit de s’exprimer et de défendre « les intérêts professionnels », mais aussi, un droit d’expression pouvant prendre la forme « d’avis, réactions et propos critiques ». En l’espèce, le tribunal souligne le caractère exact des faits invoqués dans l’article et exclut tout manquement au devoir de réserve en rappelant que les propos tenus dans l’article « relèvent en réalité de la liberté d’expression syndicale ».

Cette affirmation essentielle doit mettre un terme aux postures d’intimidation visant à réprimer la parole des professionnels. Il ne saurait être question pour l’administration d’invoquer la confirmation de la sanction, fondée sur un motif clairement secondaire seulement destiné à sauver la décision, pour empêcher la critique de ses orientations et pratiques.

Cette victoire en demi-teinte a été rendue possible par la mobilisation collective soutenue par l’ensemble des interventions volontaires de nos organisations à la procédure. En reconnaissant notre intérêt à agir, le tribunal administratif confirme bien que les politiques publiques au sein de l’administration pénitentiaire concernent l’ensemble des personnels de la justice et relèvent d’un débat d’intérêt général.

L’enjeu des libertés fondamentales est au cœur de cette affaire. Nos organisations ne lâcheront rien pour leur défense et réaffirment leur solidarité pleine et entière à Mylène Palisse, injustement sanctionnée.

Paris, le 5 juillet 2018

Les 5 défis auxquels il faut répondre pour reconquérir la sécurité sociale

La CGT est engagée dans une campagne ambitieuse pour la reconquête de la Sécurité sociale depuis un an. Dans cette nouvelle fiche, la CGT se fixe 5 défis pour reconquérir la sécurité sociale.

La CGT est engagée dans une campagne ambitieuse pour la reconquête de la Sécurité sociale depuis un an. Dans cette nouvelle fiche, la CGT se fixe 5 défis pour reconquérir la sécurité sociale.

1- Défendre l’unité et l’universalité de la Sécurité sociale

2 – S’engager dans une démarche de prévention, d’éducation sanitaire et de promotion du travail

3- Remboursement intégral des soins

4- Réformer le financement

5- Accorder un nouveau rôle aux complémentaires.

Télécharger la fiche ci-après.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *