EDITO TRAVAILLEUR NIVERNAIS n°162

Une rentrée où tout va mieux ! L’entrée en vigueur de la réforme des retraites n’entame pas la détermination de la CGT. En effet, tous les décrets d’application ne sont pas encore écrits et des négociations de branches vont préciser les dispositifs liés à la pénibilité.
La CGT va tout mettre en œuvre pour limiter les effets nocifs du report de l’âge légal et de l’accélération de la hausse de la durée de cotisation.

Après la longue bataille contre cette réforme brutale et mal pensée, faite dans le seul objectif de satisfaire aux demandes du patronat, des mensonges et approximations lors du débat médiatique et parlementaire, un passage en force par 49-3, la pause estivale a permis de recharger les batteries. Et nous allons en avoir besoin car en cette rentrée: plus de 500 représentant(es) syndicaux principalement CGT convoqué(e)s par la justice suite au mouvement des retraites, un français sur cinq vit à découvert, un sur trois avoue sauter un repas régulièrement faute d’argent, 163 services d’urgence ont été confrontés à des fermetures totales ou partielles cet été dans 60 départements……
Vous l’aurez compris, tout ne va pas mieux.
Avec la CGT, pour sortir de l’impasse économique et sociale, luttons pour_: l’organisation d’un référendum sur les retraites, changer de cap en matière de démocratie sociale, les salaires et l’égalité femme/homme, l’industrie et l’environnement, les services publics, notamment la situation de l’hôpital et les écoles.

La CGT vous appelle à vous mobiliser pour la journée Européenne intersyndicale du vendredi 13 octobre contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité femmes/hommes en France et en Europe. Cette journée peut devenir également une première étape dans la reconquête du droit à la retraite à 60 ans !

Christine Raguillat, membre de la CE de l’UD.

ÉDITO JUIN N°161 2023

Depuis le 19 janvier, la colère ne cesse de monter. La décision du conseil constitutionnel de ne pas rejeter la loi sur les retraites, puis la promulgation immédiate de celle-ci par le président Macron, sont un coup supplémentaire pour des millions de travailleuses et travailleurs qui ont manifesté leur profond rejet de cette réforme. Pourtant le pouvoir espérait un affaiblissement, voulant ne plus voir dans les villes que des manifestants incertains et désemparés.

Macron lui même avait feint de croire la page tournée en annonçant, l’apaisement de ses cent jours. C’est un échec à l’image du 1er mai où les cortèges ont rassemblé des millions de femmes et d’hommes.

Non ce n’est pas fini, la motivation et la détermination reste intacte. L’intersyndicale inédite tient, et les adhésions sont de plus en plus nombreuses à notre organisation. Chaque déplacement de ministres est accompagné de concert, d’interpellation pour rappeler que cette réforme, on n’en veut pas !

Il est donc urgent que le président Macron et son gouvernement entendent le monde du travail, augmentent les salaires à partir d’un SMIC à 2000€, réduisent le temps de travail à 32h et actent un départ à la retraite à 60 ans à taux plein.

Rendez-vous encore plus nombreux le 6 juin pour gagner un véritable progrès social.

Loïc Berthon Secrétaire Général UD CGT NIÈVRE

ÉDITO MARS N°160 2023

Ambroise Croizat a déclaré en 1945 : « il faut en finir avec la souffrance, l’indignité et l’exclusion. Désormais, nous mettrons l’Homme à l’abri du besoin. Nous ferons de la retraite non plus une antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie ».
C’est dans cet esprit que nous ne pouvons accepter ce projet de réforme de retraite injuste, inégal et brutal.
Ce projet très largement décrié par la population est également devenu minoritaire à l’assemblée nationale.
Réquisitions et répression, utilisation du 49-3, c’est le projet de ce gouvernement.
Les raisons de ce passage en force résident en partie dans une double lâcheté : celle d’avoir asséché les comptes de la Sécurité Sociale depuis des années, à coup d’exonérations et d’allégements de cotisations sociales, doublée d’un renoncement coupable à faire financer la solidarité par les plus gros profiteurs du système qui continuent de se gaver.
Le déni de démocratie politique s’ajoute donc désormais au déni de démocratie sociale avec la surdité du pouvoir face à cette mobilisation d’une ampleur inédite. Scandale de démocratie pure !
Le président de la république a enfin admis que le but de cette réforme était de rassurer les marchés financiers, le « soi-disant » sauvetage du système par répartition était un leurre comme la CGT l’avait déjà dénoncé.
La retraite est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.
Face à notre détermination, la seule solution c’est de gagner l’abrogation de ce projet antisocial.
Restons unis, ce qui nous rendra plus forts et nous aidera à maintenir la pression sur le gouvernement.
Nous avons tous le choix, subir ou agir pour défendre notre retraite !
« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale » Ambroize Croizat.

Malika Periat Membre de la CE de l’UD CGT Nièvre

ÉDITO DÉCEMBRE N°159 2022

L’année 2023, une année de luttes !

Après des mois de mobilisations pour l’augmentation des salaires, nous devons continuer et amplifer la mobilisation face aux attaques sans précédent du gouvernement, notamment le recul de l’âge de départ à la retraite. Il poursuit sa politique en faveur des plus riches avec pour seul objectif, faire des économies en nous obligeant à travailler plus longtemps.

Après une année 2022 marquée par des nouveaux records de profits des entreprises et de dividendes versés aux actionnaires, il est temps d’en finir avec cette politique menée et d’imposer d’autres choix, comme les salariés l’ont prouvé en se mobilisant pour l’augmentation des salaires, des pensions et l’amélioration des conditions de travail.

Une très large majorité de la population refuse de payer la crise, de mourir au travail et veut vivre une retraite en bonne santé.

La CGT s’engage pleinement dans cette lutte avec l’ensemble des organisations syndicales. La campagne 15/32/60 qu’elle mène depuis plusieurs mois prend tout son sens.

Toutes et tous ensemble, préparons les mobilisations pour défendre et gagner de nouveaux droits.
Meilleurs vœux 2023.

Loïc Berthon Secrétaire Général UD CGT Nièvre

ÉDITO SEPTEMBRE N°158 2022

La CGT alerte depuis plusieurs mois sur la faiblesse des salaires, des pensions et des minimas sociaux. De nombreux salariés se sont mobilisés dans notre département pour gagner de véritables augmentations de salaires, pour une vraie reconnaissance de leurs qualifications et de leur travail.

Ce ne sont pas les mesurettes du gouvernement, avec l’appui de la droite et pire encore de l’extrême droite, qui vont répondre aux besoins qu’exprime la majorité des salariés et des retraités.

En choisissant délibérément de parler de pouvoir d’achat sans parler de salaires, le gouvernement pénalise une nouvelle fois l’ensemble du monde du travail mais aussi notre système de protection sociale avec les 75 milliards d’exonérations de cotisations sociales en 2022 offerts aux entreprises.

La fin de l’abondance, pour la CGT, c’est oui ! Mais pour le patronat et ceux qui profitent de la crise et qui se goinfrent des richesses produites par les salariés et des aides publiques. 70 milliards ont été versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2021, c’est un nouveau record!! Un réel plan de rupture avec ces politiques menées qui accentuent toujours plus les inégalités est nécessaire.

En cette rentrée, l’état dans les crèches, les écoles, les transports, les hôpitaux… montrent une situation catastrophique de nos services publics. La CGT a décidé de faire du 22/09, une journée de mobilisation sur la santé dans notre département.

Dans le prolongement, l’appel interprofessionnel du 29/09 doit permettre à tous d’exprimer son mécontentement et d’exiger de véritables augmentations de salaires, de pensions, à partir d’un SMIC à 2000€…

ÉDITO JUIN 2022 N°157

Emmanuel Macron a été réélu, mais il porte, avec le patronat, une lourde responsabilité dans la situation que connaît notre pays. Sa réélection est majoritairement l’expression d’un rejet de l’Extrême droite qui se traduit, aussi, dans la progression de l’abstention. Nous nous opposons toujours et sans détour, avec la plus grande fermeté aux valeurs d’extrême droite qui minent notre société : le racisme, la xénophobie, le rejet de l’autre, l’antisémitisme…
Le président de la République ne peut et ne doit ignorer cette réalité, en se targuant d’un vote d’adhésion. En choisissant Elisabeth Borne, comme première ministre, il confirme sa volonté politique d’acroissement des inégalités sociales, territoriales et de la pauvreté. La CGT saura rapidement rappeler au Président et à son nouveau gouvernement qu’il existe une opposition majoritaire à ses projets notamment d’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans rejeté par près de 70% de la population.

La volonté du monde du travail est de gagner une véritable transformation sociale et environnementale de notre société. C’est au travers de mobilisations sociales larges et unitaires des travailleurs et travailleuses comme de la jeunesse et des retraités, tant au sein des entreprises, des services que des territoires, que nous l’imposerons !

C’est en étant présente et en agissant au quotidien aux côtés de toutes celles et ceux qui souffrent que la CGT compte amplifier ces mobilisations.

La CGT rappelle aussi que la paix est notre bien le plus précieux. La solidarité avec les peuples victimes des conflits s’impose, tout en respectant leurs droits à disposer d’eux-mêmes.

Loïc Berthon – Secrétaire Général UD CGT 58

EDITO MARS 2022 N°156

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En Ukraine, les armes doivent se taire immédiatement et laisser la place à une solution diplomatique plaçant au coeur l’aspiration des populations à vivre libres et en paix !
La CGT condamne, comme elle l’a toujours fait, les menées impérialistes des grandes puissances, l’irresponsabilité des dirigeants qui font le choix des armes plutôt que du dialogue, les cadres d’alliance militaire dont l’OTAN qui représentent une menace permanente pour la paix. A l’instar de nombreuses voix en France et dans le monde, la CGT exhorte tous les responsables politiques à arrêter de suivre la logique militaire et à faire prévaloir l’aspiration des peuples à la paix. Face à une guerre qui une fois encore se traduira par des morts, des destructions et des reculs sociaux, la CGT est aux côtés des travailleuses et travailleurs d’Ukraine et aussi aux côtés des travailleuses et travailleurs, des pays qui seront rapidement impactés par cette guerre. Tous les peuples sans exception qui sont confrontés à une crise globale (climatique, sanitaire, sociale…) frappant d’abord les plus pauvres, les plus fragiles n’ont rien à gagner à une nouvelle guerre !
Notre responsabilité première en tant qu’organisation syndicale est de proposer des alternatives à ce système.
La CGT est porteuse de nombreuses revendications qui s’inscrivent dans une logique de plan de rupture. Que ce soit des mesures redistributives pour les plus démunis, fiscales en mettant beaucoup plus à contribution les plus riches, de l’urgence à améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés qui sont des créateurs de richesses, ou de soutien au secteur public, notamment dans le domaine de la santé, de la recherche, de l’éducation ….. C’est ce qu’exigent, les salariés, les retraités par leurs mobilisations dans de très nombreux secteurs et très souvent couronné de succès.

Laurent LABOUREAU Membre du Collectif d’Animation de l’UD

EDITO DÉCEMBRE 2021 N°155

Le monde d’après …. Il y a un an nous parlions du monde d’après en se permettant de rêver à un monde meilleur et plus juste : nous allions voir ! Les premiers de cordée, les indispensables, tous les invisibles de notre société allaient enfin voir leur travail récompensé et obtenir des salaires décents …Qu’il était beau ce rêve !

A l’heure où dans les médias nous n’entendons que des propos haineux, racistes, les véritables préoccupations des salariés sont absentes du débat : comment couvrir toutes les dépenses qui augmentent avec un salaire qui stagne ? Nous sommes toutes et tous confrontés aux augmentations du carburant, de l’électricité, du gaz et de la nourriture. Notre salaire, que nous soyons salarié du privé ou du public, n’augmente pas au même rythme et ce qu’il reste en fin de mois, quand il en reste, permet de combler le découvert bancaire.

A travers cette crise sanitaire qui dure, les salariés ont compris que ce sont eux les producteurs de richesse. Preuve en est de la multiplication des mouvements de grève dans les entreprises, comme par exemple dans la Nièvre à Eurosit, Ugitech à Imphy, les oubliés du Ségur ou chez Leroy Merlin, Dassault aviation, et j’en passe. C’est à travers ces luttes et toutes les autres qui sont en cours dans de nombreuses entreprises que nous pourrons faire entendre la voix des salariés qui souhaitent une juste rémunération de leur travail et qui ont obtenu des augmentations salariales.

Pour la CGT, le Smic doit être immédiatement porté à 2.000 euros afin de couvrir l’augmentation du coût de la vie ! Cela équivaut à une hausse de 20 %. Rappelons qu’en Allemagne la nouvelle alliance au pouvoir vient de décider une hausse de 25% du Smic, tandis qu’en Espagne le salaire minimum a augmenté de 30 % depuis 2018. Si de telles décisions sont possibles chez nos voisins pourquoi serait-ce inenvisageable en France ?

A l’initiative des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL, une journée interprofessionnelle de mobilisation est prévu le 27 janvier pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s. Carole DOUSPIS Membre du collectif d’animation de l’UD



ÉDITO SEPTEMBRE 2021 N°154

On découvre des milliers de milliards de dollars planqués dans des paradis fiscaux. Des personnalités politiques, des grands dirigeants d’entreprises sont pris la main dans le pot de confiture alors même qu’ils nous demandent de se serrer la ceinture.

Depuis 13 ans, les scandales se succèdent. Si l’on calculait le montant de l’argent volé aux états, aux peuples et aux salariés, bon nombre de problèmes dans le monde pourrait être résolus : l’éradication de la malnutrition, le développement de l’éducation, l’augmentation des salaires et des pensions, le droit à la retraite avec des conditions décentes et non considérés comme des parias.
S’ajoutent bien évidemment les bénéfices des 37 entreprises françaises les plus importantes qui ont dégagé 57 milliards d’euros de bénéfice sur le premier semestre 2021.
Quid du partage des richesses avec ceux qui les produisent par leur travail.
Nous avons réellement besoin d’un plan de rupture avec ces politiques capitalistes menées depuis des années.

A quelques mois des élections présidentielles, ne tombons pas dans de faux débats telles que l’insécurité, l’immigration, alors que la principale préoccupation des Français est le pouvoir d’achat. La CGT entend mener une bataille des idées à rebours des politiques actuelles notamment en portant la question de la réduction du temps de travail et la revalorisation des salaires, des pensions et minimas sociaux ainsi qu’en faveur d’une transition écologique et sociale juste.

Ensemble, par la mobilisation, défendons nos droits, conquérons et construisons un monde plus juste.

CROES Marlène

Membre du collectif animation de l’UD CGT 58

ÉDITO JUIN 2021 N°153

À l’aube des vacances, après avoir vécu une période complexe, chacun espère retrouver une liberté.
Pour autant, la situation sociale, économique et politique reste inchangée. Les idées d’extrême droite et le racisme montent en puissance. Opposer les peuples, diviser les travailleurs, telles sont les armes de ceux qui veulent détourner les travailleurs des véritables causes de la crise sociale : privatisation des services publics, destruction de notre système de protection sociale, augmentation des dividendes versés aux actionnaires…
Si les soignants ont bénéficié d’un train de mesures, très loin des revendications des personnels, les attaques du gouvernement et du patronat contre les premiers de corvées continuent et s’amplifient : réforme de l’assurance-chômage, loi de transformation de la Fonction publique.
Plus que jamais, cette crise démontre l’urgence de se mobiliser et de porter les revendications des salariés, des retraités en s’appuyant sur les campagnes CGT : salaire, emploi, 32 heures, 10% dans la Fonction publique.
Les différentes initiatives qui rassemblent au delà des syndicats, font résonner la détermination d’en finir avec le monde d’avant et l’ambition de mener des combats pour gagner de nouvelles avancées sociales.
Toutes et tous, retrouvons-nous rapidement dans les luttes à venir.

BERTHON Loïc

Secrétaire Général de l’UD CGT 58