EDITO DE JANVIER 2021

2020 restera marqué dans les esprits à cause de cette pandémie à l’échelle de la planète mais aussi par les multiples attaques envers les travailleurs, les privés d’emploi, les jeunes, les retraités, occultées par les mesures sanitaires : prise de congés obligatoires, travail à domicile,  non augmentation du smic … alors que dans le même temps les entreprises se voyaient accorder plus de 100 milliards d’euros d’aides par l’état sans aucune contrepartie.

A l’image de Sanofi, qui a distribué  4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires et a touché près de 120 millions d’euros de crédit d’impôt et annonce un plan de licenciements pour le secteur recherche et développement. Pour la CGT, c’est inacceptable !

Ceci met en exergue le bien fondé de nos critiques, de nos propositions pour une transformation de notre société, du renforcement des droits sociaux et l’amélioration de notre système de santé.

Nous avons réellement besoin d’un plan de rupture avec ces politiques menées depuis des années accentué avec ce gouvernement imposant une production réorientée vers la satisfaction des besoins sociaux et du bien être des salariés et des populations.

Pour cela nous devons réunir toutes les conditions nécessaires à l’élévation du rapport de force, nous organiser syndicalement et se mobiliser massivement.

Avançons ensemble avec la CGT, pour gagner de nouvelles conquêtes sociales d’une société plus juste solidaire pour toutes et tous.

Loïc BERTHON

Secrétaire général

EDITO D’OCTOBRE 2020

La pandémie de covid 19 a exposé au grand jour la faillite du libéralisme et de son obsession de la rentabilité à tout prix. Il est nécessaire de rappeler la gestion désastreuse du covid par le gouvernement : communications et dispositions incohérentes, aucune mesure d’anticipation ou d’actions efficaces (pas de lits, pas d’embauches de personnels….) alors que les demandes et les revendications sont nombreuses. On retiendra que l’épisode covid, loin d’être terminé, témoigne d’un raté démocratique entre pouvoir et élus comme d’une difficulté grandissante d’une partie de la population et de certaines professions à accepter des mesures qui semblent sans but précis. On ferme bars et restaurants, mais des usagers continuent à s’entasser dans les transports en commun… on desserre ici et boulonne là.

Comment ne pas être stupéfait face au mutisme du gouvernement sur les services publics qui pourtant ne cessent de montrer leur rôle majeur et plus particulièrement durant cette crise sanitaire, économique et sociale. Elle a également révélé les premiers de corvés, ces femmes et hommes qui étaient physiquement au travail, derrière les caisses, dans les entrepôts, les abattoirs, sur les routes ou dans nos rues. Ceux sans qui la société se serait effondrée sont aussi ceux qui ont l’espérance de vie la plus courte, les salaires les plus bas, le taux d’accident du travail le plus élevé. Et c’est encore sur eux que pèse le plus lourdement le coût des mesures sanitaires, puisque les masques ne sont toujours pas gratuits.

Il faut continuer à expliquer que c’est inefficace économiquement scandaleux socialement et calamiteux écologiquement. Le gouvernement ne répond qu’aux volontés du medef en continuant à déverser des aides publiques par milliards sans contreparties, ni conditions. N’a t-on pas besoin d’un véritable plan de rupture avec ces politiques capitalistes menées depuis des années ? Face à cela, la CGT avec les salariés, ont des propositions. Tous ensemble agissons pour les gagner.

Charlotte NAGEL

Membre Collectif Animation

UD CGT Nièvre

EDITO DE JUIN 2020

La crise sanitaire que nous subissons toutes et tous et qui a pris une ampleur planétaire, met en évidence les fractures sociales, économiques, numériques, sanitaires … entre les citoyens et les peuples. Elle donne à voir l’échec du mode de développement capitaliste fondé sur l’exploitation de l’être humain. Les inégalités sociales et sanitaires sont plus que jamais évidentes et se sont les populations les plus pauvres qui en subissent les conséquences.

Selon OXFAM, ce sont près de 500 millions de personnes supplémentaires qui vont basculer dans la pauvreté avec la crise, soit un retour en arrière de 10 ans. Le Président de la République et son gouvernement à travers ses annonces et l’appel à l’unité nationale a tenté de masquer les conséquences d’années de politiques d’austérité sur notre système de santé et la défaillance du pouvoir à gérer cette crise en tentant même de culpabiliser et rendre responsable les citoyens. Ils préparent ainsi l’opinion publique à de nouveaux sacrifices sociaux notamment avec les ordonnances dérogatoires du code du travail pour porter à 60 h la durée hebdomadaire du temps de travail jusqu’à la fin 2020. Cette crise aura remis sur le devant de la scène la question de la santé et des moyens nécessaires pour assurer la prise en charge des malades.

Malgré le manque de moyen matériel, d’effectifs, les personnels des hôpitaux, des Ehpad publics, publics/privés, des aides à domicile ont fait face, bien souvent au péril de leur santé. Et certains ont découvert les conséquences d’années de restructuration de politique d’austérité sur les services de santé.

Bref, le gouvernement n’a tiré aucun enseignement des mobilisations des personnels de santé revendiquant des moyens nécessaires pour répondre aux besoins de la population. Construire un autre modèle de société par des trans-formations économiques sociales et environnementales devient urgent. Il est temps que de nombreuses voix s’élèvent pour dire plus jamais ça. La CGT doit et veut y contribuer.

LOIC BERTHON

Secrétaire général

EDITO DE JANVIER 2020

Si nous décidions ensemble de faire de 2020 une année de progrès social ? Pour cela, il y a besoin de poursuivre sur la lancée de fin 2019 début 2020 : se rassembler de plus en plus nombreux dans les actions, pour obtenir de Macron et le gouvernement qu’ils entendent la colère, la souffrance des jeunes, des salarié.e.s, des retraité.e.s qui en ont assez d’être méprisé.e.s. comme en témoigne la décision du gouvernement de ne pas donner de coup de pouce au SMIC. Une augmentation significative du SMIC entraînerait un relèvement général des salaires, et au passage donc, une hausse mécanique des cotisations, de quoi alimenter le financement des retraites et permettre aux salariés de vivre mieux.

Assez d’être sacrifié.e.s pour satisfaire l’appétit financier de ceux qui viennent encore d’empocher 320 milliards d’€ sur le dos des travailleurs, (somme exonérée de toutes cotisations), d’où cette nouvelle attaque contre les retraites, la mise à mal de notre protection sociale solidaire.

Pas le hasard donc si l’article 64 du projet de réforme appelle le secteur de l’assurance à se mobiliser pour renforcer l’attractivité des plans d’épargne de retraite privée. Au grand plaisir des marchés financiers et leur relais bancaire et assurantiel qui exigent depuis des années de s’accaparer l’épargne aujourd’hui socialisée.

Malgré la tentative du gouvernement et d’une majorité de médias de décrédibiliser le mouvement en le réduisant à une bataille pour préserver les régimes spéciaux, l’opinion n’est pas dupe et sait bien que tout le monde a à perdre avec ce projet rétrograde, d’où le rejet majoritaire et le soutien massif à l’action.

Cette lutte oppose l’intérêt des puissances d’argent à celui des travailleurs du public et du privé. Elle aura des conséquences pour l’avenir car les grands enjeux de la rémunération du travail, sa durée, l’égalité, la pénibilité, l’enseignement, la formation, la santé…sont ici posés.

Soyons de plus en plus nombreux à faire entendre les propositions de partage des richesses pour financer le progrès social.

Saisissons-nous de toutes les occasions qui se présenteront durant cette nouvelle année pour que triomphent les valeurs de solidarité, de vivre ensemble et de paix.

Bonne et heureuse année à toutes et tous

LOIC BERTHON
Secrétaire général